Notions de base
Single ou multi family office : les différences
Mise à jour: · Leutrim Miftaraj, FLIORE · Principes rédactionnels · Autres langues: Deutsch · English · Español
Réponse courte
Un single family office travaille exclusivement pour une famille et lui appartient le plus souvent. Un multi family office accompagne plusieurs familles en tant que prestataire. Ils diffèrent par les coûts, la réglementation, la confidentialité et l’organisation : le single family office est entièrement sur mesure, le multi family office mutualise expertise et infrastructure et doit séparer strictement les mandats.
Deux modèles, un même objectif
Les deux modèles réunissent ce dont une famille fortunée a besoin entre banques, sociétés, fondations et pays : vue d’ensemble du patrimoine, administration des structures, fiscalité, succession, gouvernance et coordination des conseillers externes.
La différence tient au bénéficiaire du travail. Le single family office est le bureau propre d’une famille ; le multi family office est une entreprise qui offre ces prestations à plusieurs familles contre honoraires.
Comparaison en un coup d’œil
Le tableau résume les différences typiques ; il existe des formes hybrides, par exemple un single family office qui accueille ensuite d’autres familles.
| Critère | Single family office | Multi family office |
|---|---|---|
| Mandant | une famille, généralement propriétaire | plusieurs familles clientes |
| Coûts | coûts fixes portés par la famille seule | coûts répartis sur de nombreux mandats |
| Sur-mesure | entièrement adapté à une famille | processus standard avec éléments individuels |
| Réglementation (Suisse) | liens familiaux seuls : en principe pas d’autorisation LEFin | gestion pour des tiers : autorisation en principe requise |
| Confidentialité | une famille, peu de personnes | séparation stricte entre familles indispensable |
Réglementation : quand une autorisation est nécessaire
En Suisse, la loi sur les établissements financiers soumet la gestion de fortune professionnelle pour des tiers à une autorisation de la FINMA ; la surveillance continue est assurée par un organisme de surveillance. Sont exemptées les personnes qui gèrent exclusivement les valeurs de personnes avec lesquelles elles ont des liens économiques ou familiaux (art. 2, al. 2, let. a LEFin).
Un single family office classique est donc souvent exempté, tandis qu’un multi family office ne l’est généralement pas. Les obligations de diligence en matière de blanchiment peuvent s’appliquer indépendamment.
Organisation, coûts et logiciel
Un single family office supporte seul personnel, systèmes et locaux ; cela se justifie lorsque patrimoine, complexité et besoin de contrôle sont suffisants. Un multi family office répartit ces coûts sur de nombreuses familles mais doit standardiser ses processus et protéger chaque famille des autres.
Côté logiciel, le single family office privilégie structure, consolidation et portail familial ; le multi family office ajoute séparation des mandats, diligence par famille, validations à quatre yeux, saisie du temps et facturation. FLIORE couvre les deux profils dans un seul système.
Questions fréquentes
Quelle est la principale différence entre single et multi family office ?
Le single family office travaille pour une seule famille et lui appartient le plus souvent ; le multi family office accompagne plusieurs familles en tant que prestataire.
Un single family office suisse a-t-il besoin d’une autorisation FINMA ?
S’il gère exclusivement le patrimoine de personnes liées économiquement ou familialement, il est en principe exempté selon la LEFin. L’appréciation dépend du cas.
Un multi family office a-t-il besoin d’une autorisation ?
La gestion professionnelle de fortune pour des tiers requiert en principe une autorisation de la FINMA et une surveillance par un organisme de surveillance.
Un même logiciel peut-il couvrir les deux modèles ?
Oui, s’il représente la structure et le patrimoine d’une famille ainsi que la séparation de nombreux mandats, les rôles et la facturation. FLIORE est conçu pour cela.
Sources
- Loi sur les établissements financiers (LEFin, RS 954.1) – Fedlex
- FINMA – Gestionnaires de fortune et trustees
- Loi sur le blanchiment d’argent (LBA, RS 955.0) – Fedlex
- GAFI – Recommandations et approche fondée sur les risques
Cette page sert d’orientation et ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal. Les sources juridiques citées font foi dans leur version applicable.
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